| Quand Cat m'a téléphoné, ce jour là, elle semblait furieuse. Elle était partie le matin chaussée de ses escarpins noirs à bouts pointus et elle avait essuyé une violente pluie d'orage sur le parking de la société ou elle travaille. En voulant courir, elle a perdu ses chaussures et est arrivée pieds nus au bureau sous les regards narquois de ses collègues. Ses chaussures et ses collants étaient trempés. Heureusement que Cathy était en congés, car il y a de fortes chances qu'elle en ait profité pour se moquer de sa copine. Bref, elle était pieds nus dans son bureau en attendant que ses souliers sèchent, et elle souhait que je lui apporte des chaussures de rechange en venant la chercher pour déjeuner. |
| Je l'imaginais en train d'essuyer ses chaussures et ses petons avec un kleenex. J'étais sûr qu'elle n'était pas si furieuse que ça à l'idée de se promener pieds nus toute la matinée. Après tout, ce ne serait pas la première fois que ses collègues la verraient à la photocopie ou à la machine à café sans ses chaussures. Elle et Cathy avaient la réputation de passer plus de temps déchaussées que chaussées et il semble que ça ne déplaisait pas à leurs collègues masculins. |
| Quand je l'ai rejointe à son bureau, je n'ai pas voulu lui donner ses chaussures de rechange tout de suite. En plus je lui réservais une surprise quant au choix de celles-ci. Cat : " Donne moi mes chaussures, j'aimerais glisser mes pieds dans quelquechose de sec. En plus, je suis pieds nus depuis ce matin. Tout le monde s'est moqué de moi, genre : "tiens, voilà Cendrillon " ou " Si Cathy pouvait voir ça ". Ils savent très bien à quels jeux nous jouons, Cathy et moi et ça me gêne. Pascal : "Allons, ne t'inquiète pas, Les filles sont jalouses et les hommes n'en perdent pas une miette." Pendant que nous discutions, je n'avais d'yeux que pour les petons de Cat. Ce qu'elle me montrait sous la table, j'en étais sûr, aucun de ses collègues ne pouvait se venter de l'avoir vu. |
| Cat : " Bon, maintenant, j'en ai assez d'être pieds nus. Que m'as tu amené comme chaussures que je puisse t'offrir ton petit jeu préféré avant d'aller déjeuner. " Pascal : " Comme l'orage est passé et que tu n'as pas de rendez-vous cette après-midi, j'ai pensé que tes petits chaussons chinois à brides seraient parfaits " Cat : " Tu es fou ! je les perds tout le temps, je vais être encore la risée de tout le bureau. " Pascal : " Ne t'inquiète pas, tu sais à quel point j'aime te voir perdre tes chaussures. Tu est ma Cendrillon à moi, pas celle des autres. " Cat : " Bon, donne les moi et regardes sous mon bureau pendant que je termine ce dossier. Tu constateras que je ne fais pas obligatoirement exprès de les perdre. " |
| Il est vrai que le spectacle qui a suivi fit tout sauf me faire regretter mon choix. Toute absorbée qu'elle était par son travail, Cat ne semblait pas sentir ses chaussons glisser naturellement de ses pieds et instinctivement elle se mettait a jouer avec, pour mon plus grand plaisir. Vint le moment d'aller manger et comme ses escarpins n'étaient pas secs, Cat, dut se résoudre à conserver aux pieds ses ballerines chinoises. J'avais hâte d'en voir les conséquences. Sur le chemin du resto, j'ai pu constater qu'elle ne m'avait pas menti. Ses pieds glissaient régulierement hors de ses chaussures et ses talons retombaient en écrasant les contreforts. En arrivant au restaurant elle portait l'un de ses deux chaussons en savate ayant renoncé à le remettre pour la dixième fois. Pendant le repas l'aventure continuait......... |
| Sur le chemin du retour, je fus au comble du bonheur quand une des boucles de ses chaussons cèda. Sa chaussure valsa dans l'élan au point qu'elle dut faire quelques pas en collants avant de la récupèrer. Les quelques passants qui assistaient au spectacle souriaient sans gêne et de mon côté, j'appréciais la situation même si Cat était furieuse après moi pour lui avoir ramené ces chaussures là. Une fois dans le calme de son bureau, Cat se détendit. Après avoir constaté les dégâts sur son chausson elle retrouva son optimisme en rechaussant ses chers escarpins qui avaient achevé de sècher. Sans rancune elle m'offrit un café et me laissa, le temps de le boire, l'oportunité d'admirer un de ses shoeplay dont elle a le secret. Voilà un "jour de pluie" dont je me souviendrais longtemps. |